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Collections permanentes

Toute l'année


L'installation des Archives municipales sur le site du Moulin de Gajac, a permis la création d'une nouvelle salle de conférence mutualisée entre les deux services. Ce nouvel agencement libère un espace dorénavant consacré à l'oeuvre de Piranèse, répondant ainsi à l'attente du public.
Les espaces dévolus aux collections sont transformés : une nouvelle sélection d'oeuvres du Musée de Gajac est présentée de façon à remonter dans le temps.
La première salle d'exposition est consacrée aux peintres et sculpteurs non figuratifs de la seconde moitié du XXe siècle dont la recherche commune est la quête de la lumière.
Un second espace dédié aux collections XIXe, confronte monde ouvrier, monde paysan et bourgeois à travers divers styles, oscillant entre académisme et impressionnisme.
La visite s'achève au XVIIIe siècle, sur l'univers onirique et fantasmagorique de l'oeuvre gravée de Giovanni Battista Piranesi.

Espace XXe : les Réalités Nouvelles à l'honneur

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Le XXe siècle a vu naître différents courants artistiques dont celui des Réalités Nouvelles. Nées en 1946, les Réalités Nouvelles -expression poétique empruntée à Apollinaire définissant les créations abstraites- affirment un intérêt exclusif pour « un art abstrait, c'est-à-dire totalement dégagé de la vision directe et de l'interprétation de la nature »*. En 1956, les Réalités Nouvelles deviennent les « Réalités Nouvelles-Nouvelles Réalités ». Peintres, sculpteurs appartenant à ce mouvement, ont en commun la recherche de la lumière et de la matière. Leurs oeuvres introduisent le visiteur dans l'univers à multiples facettes de l'art abstrait : Aksouh, qui dès 1930 est un des fondateurs de la peinture moderne d'Algérie ; Cieslarczyk et le groupe Mesure, « groupe expérimental de recherches plastiques formelles » ; Maria Manton, Louis Nallard et l'abstraction lyrique, Louttre-B, et Pierre Raffi…

*extrait de l'article 1 des " statuts de la société des Réalités Nouvelles", Courbevoie, 1947 (archives du salon des Réalités Nouvelles, 1947)

Espace XIXe : de l’Académisme à l’Impressionnisme

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Deux styles se répondent à travers deux oeuvres majeures, « La Comtesse Maison » d'Hippolyte Flandrin de facture académique, et « Le Clairon » d'Eva Gonzalès d'inspiration impressionniste, qui sont à l'honneur du département XIXe siècle. Maurice Réalier-Dumas (1860 - 1928), élève de Gérôme, installé sur l'Ile de Chatou - île des impressionnistes - aborde avec sensibilité les thèmes sociétaux de son époque : ouvriers, artisans, bourgeois... Son style oscille entre académisme, impressionnisme et symbolisme.

André Crochepierre (1860 - 1938), admirateur de la peinture hollandaise du XVIIe siècle et sensible au génie du maître français de la nature morte Chardin, a construit son oeuvre en marge des courants picturaux modernes au début du XXe siècle. Ce petit Maître, observateur attentif et fin chroniqueur, a marqué de son art sa ville natale et laisse une oeuvre qui restitue avec poésie, tout un pan de notre passé.

Espace XVIIIe : Giovanni Battista Piranesi dit Piranèse

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Piranèse, né en 1720 à Mogliano, non loin de Venise, fut initié très jeune par Carlo Zucchi mais aussi par les frères Bibiena, aux techniques de l'architecture et de la scénographie avant d'apprendre l'art de la gravure. Fasciné par la Rome Antique et la grandeur de son architecture,
il utilisa tous les contrastes de l'eau-forte pour créer un univers plastique très personnel. Les bâtiments antiques de Rome le fascinèrent et il en dressa
des plans audacieux exagérant leurs dimensions et accordant à l'inverse une place minime à la figure humaine.
Le monde carcéral l'intrigua également et ses Carceri (Prisons), lieux étranges où errent silhouettes hallucinées révèlent un artiste aux multiples talents.
 

Les contraintes de la conservation : une chance pour le public !
Les oeuvres sur papier sont très fragiles et requièrent rigueur et vigilance en matière de conservation et de présentation. Cette exigence s'applique aux 936 gravures à l'eau-forte de Piranèse éditées chez Firmin Didot en 1836, puis déposées par le Ministère de l'Instruction publique en 1926, au Musée de Villeneuve-sur-Lot. Ainsi, Vues de Rome, Antiquités romaines, Prisons imaginaires, Vues de Paestum seront présentées par cycles dans le cabinet d'estampes, nouvellement installé dans l'ancienne salle de conférences.

INVITATION  AU PAYSAGE


Le dernier quart du XIXe siècle tourne le dos au romantisme, mettant en scène une nature puissante, lyrique, au décor métaphorique.
Le mouvement impressionniste bouleverse alors les conventions et transforme le genre paysager, à la fois dans les sujets – jeux de lumières, mouvements – et dans les procédés picturaux - fragmentation de la touche, juxtapositions de couleurs.
A travers ces impressions, l'artistre est à la recherche de nouvelles sensations.

L'Ecole de Barbizon, préfigurant ce nouveau style, inspire Ferdinand David, paysagiste avéré, influencé par la nature de Corot,  et qui ne se reconnaît pas dans le style académique de son maître Cabanel .

Maurice Réalier-Dumas, élève de Gérôme - maître de la peinture officielle « dite « pompier », comme le furent Cabanel, Bonnat et Cormon - s'installe à Chatou où l'impressionnisme s'épanouit. Ses sources d'inspiration « paysagères » sont directement liées à ses rencontres à la Maison Fournaise, auberge en vogue et au renouveau des techniques picturales . On remarque dans ses oeuvres l'influence grandissante du symbolisme,  au regard de ces silhouettes hiératiques plantées au sein de paysages verdoyants.

Marcel Parturier, Robert Humblot, quant à eux restent libres de leur interprétation sans formation particulière. Ils revendiquent face aux mouvements « avant-gardistes » , une certaine conception de l'art reposant sur  les fondamentaux du dessin, de la rigueur et du labeur.  Leur production spontanée n'en est pas moins originale.

Depuis le gué de Gajac, accompagnés par les mots de Sabine Sicaud, laissez vous porter par la rivière, naviguez au  fil de l'eau,   promenez vous à travers bois et  prés, traversez nos collines sous le soleil d'août, abreuvez-vous de ces atmosphères singulières.

Dernière modification : jeudi 11 février 2016